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1929 – NOTRE EGLISE EN 1820-1824-1928

En 1820.- L'intérieur: c'était comme dimensions l'intérieur actuel moins le bas-côté de la chapelle de Saint-Joseph et la sacristie du même coté. En se plaçant sous la tribune, tourné vers l'autel en avant, à droite, un grand mur percé de deux ouvertures: une au milieu, à l'endroit où se trouve actuellement la statue de Jeanne d' Arc; et une seconde, placée quelques années auparavant, à côté du maître-autel, dans la naissance de la partie circulaire du mur. Son embrasement très évasé offrait une figure bizarre, désagréable, et qui ne s'accordait point avec la forme de l'autel. A droite également la chaire entre les deux fenêtres. A gauche la chapelle de Notre-Dame et la chapelle de Saint-Sébastien séparées de la nef par deux balustrades; la sacristie.

Au sanctuaire, contre le mur,le maître-autel surmonté du tableau du crucifiement qui est actuellement à la tribune sur la porte du clocher.

Le plancher qui recouvrait le sol de la nef et des deux chapelles était dans un état de délabrement.

La tribune qui était au fond de l'église était formée de mauvais bois, vieux et grossièrement mis en oeuvre, ne présentant aucune solidité.

Le plafond de l'église - il n'y avait pas de voûte – formé par un lambris était dans le plus mauvais état. Une partie des planches manquaient et la majeure partie des autres tombait en pourriture.

Le lambris, qui recouvre actuellement la chambre des fonts baptismaux, doit remonter à cette époque et peut donner une idée des lambris de l'église. Les murs de la nef et du sanctuaire étaient blanchis à la chaux.

L' extérieur: le clocher était sans flèche et ne dépassait pas beaucoup le toit de l'église. Les cloches étaient placées dans 3 ouvertures voûtées en plein cintre, pratiquées dans le mur. Une charpente reposant sur des encorbellements recouvrait les 3 ouvertures.. cette charpente était en saillie en dehors du plan du mur et portait sur des consoles. Elle couvrait et enveloppait les cloches. Elle renfermait le son des cloches et le répercutait dans l'intérieur de l'église où il devenait très fatigant. Cette charpente tombait de vétusté. Les pierres des faces extérieures du clocher étaient disjointes et l'infiltration des eaux à travers les joints des pierres endommageait ces murs.

Le toit de l'église était recouvert de tuiles à canal.

Le porche était un hangar-appentis reposant sur le mur de l'église, au dessus et en avant de la porte d'entrée, et sur le mur-ouest du cimetière – il était ouvert au sud et à l'est. Le seuil de la porte de l'église était presque entièrement détruit. Le cimetière entourait l'église du côté sud et du côté est. Les tombes étaient sous le porche... On rentrait au cimetière par deux portes: l'une à l'endroit ou se trouve le portail grillé qui constitue l'unique entrée actuelle, l'autre au coin sud-est du cimetière; pour les personnes venant du quartier du levant... il y avait quelques marches à monter.

L'église possédait une horloge...


En 1820.- On peut le dire, notre église était pauvre et délabrée. Les renseignements sont l'expression de la pure vérité. Ils sont donnés par l'architecte Artigala, chargé par le Préfet de dresser un « devis et détail estimatif des ouvrages à faire pour réparer l'église de Puntous ». Ce travail est daté du 23 octobre 1820 et prévoit une dépense totale de 3000 francs...

N'oublions pas que, pendant les 10 ans, de l'époque révolutionnaire, tous les exercices publics du culte furent supprimés, l'église ouverte à tout le monde, peut-être profanée et pillée. Le mauvais état de tout ce qui était en bois: plafond, tribune, plancher pouvait avoir pour cause les pluies inondant l'église pendant 10 ans, par le fait d'un toit délabré. L'abbé DASTUGUE, rentré d'Espagne à la fin de 1799, après 8 ans, d'exil dut aller au plus pressé et faire remettre le toit en état et on attendit...


En 1824- Les ouvrages de réparation de l'église furent exécutés par Jean-Marie DASTE, entrepreneur, en vertu de l' adjudication qui lui avait été consentie, le 7 avril 1823, moyennant la somme totale de 2.200 francs.

La vieille tribune fut démolie et remplacée par la tribune actuelle, avec ses 4 colonnes reposant sur des socles en pierre de taille des carrières de Larroque, son plancher en amphithéâtre, ses bancs fixés et sa balustrade...

A l'endroit où l'escalier aboutit à la tribune – partie la plus élevée de la tribune – le plafond était à peine à 2 m 20 au dessus.

On ne refit à neuf que le plancher se trouvant sous la tribune et le carrelage des fonts baptismaux. Ce carrelage existe encore. Le plafond de l'église fut refait: 146 mètres carrés.

Sur les murs intérieur, il fut fait 413 mètres carrés de crépis, blanchi avec du plâtre à la colle.

A l'extérieur, les murs du clocher furent complètement réparés: rejointoiements, crépis.

On encadra la porte d'entrée et la fenêtre qui est au-dessus du fronton avec de la pierre de taille des carrières de Larroque.

On répara le toit de l'église: 322 mètres carrés de toiture en tuile à canal relevée à bout, et la charpente du porche.

Enfin on ferma la fenêtre placée à côté du maître-autel, à l'endroit où est actuellement la statue de Notre-Dame de Lourdes, et on en ouvrit deux dans le grand mur de la nef... une éclairant directement le sanctuaire et l'autre éclairant le fond de l'église et la tribune.

Les cadres de ces fenêtres étaient en pierre de taille. Ainsi l'église reçut beaucoup plus de lumière. Avant cette transformation elle devait être obscure, même plus obscure que maintenant.

Ne pas oublier que le bas-côté de Saint-Joseph et la sacristie du même côté n'existaient pas alors. Donc du côté du sud, un grand mur et trois fenêtres avec carreaux ordinaires.

Le certificat de réception des ouvrages fut remis à M. BAUDENS, maire de Puntous par M. ARTIGALA, architecte départemental, le 8 juin 1824..Il y a 104 ans.

La dépense totale s'éleva à la somme de 2425 fr. 08 dépassant de 225 fr. 08 le montant de l'adjudication en raison d'ouvrages faits en augmentation.

Pour couvrir ces frais, la commune de Puntous, en plus de la coupe ordinaire, forcée un peu: 680 fr., fit une coupe extraordinaire de bois qui produisit 5.000 francs, il y a 104 ans, représentait au moins 60.000 fr. de notre argent.

Songez que la tribune – escaliers, bancs, plafond sous la tribune compris, - coûta 636 francs. A cette époque le traitement du secrétaire- greffier de la mairie s'élevait à 69 fr., celui du valet commun à 24 fr. Nous lisons encore dans ce budget:

Entretien et réparations ordinaires de l'horloge..... 30fr.

Indemnité du logement du maître d'école................90 fr.

Indemnité du logement du Desservant ....................80 fr.

Abonnement du médecin pour les pauvres .............50 fr.

Le budget, fait et arrêté à Puntous le 20 novembre 1824, dûment approuvé par la préfecture, porte les signatures de M. BAUDENS, maire et de 6 conseillers: MM. FITTERE, FITTERE, DUFFO, RECURT, ABADIE, BERTRES...

L'église était propre, solide et sans luxe.


En 1828.- On avait de l'argent en caisse. On voulut plus qu'une église convenable. Le nommé LEPPENFELD, entrepreneur, exécuta les ouvrages nécessaires pour la construction du maître-autel et l'embellissement du sanctuaire, en vertu de l'adjudication qui lui avait été consentie le 7 mai 1826, approuvée par le préfet, le 17 avril 1827, moyennant la somme totale de 4.021 francs.

Le plancher du sanctuaire, 29 mètres carrés, fut refait ainsi que les 2 marches et le marchepied de l'autel.

Les murs du sanctuaire furent recouverts d'un lambris : lambris de soubassements hauteur 1 m.70, lambris de hauteur 4 m.

Le tout: longueur 16 mètres. Le lambris du soubassement fut garni d'une tablette formant siège, à droite on plaça le siège du célébrant un peu plus élevé avec un marche-pied et deux accoudoirs.

La porte de la sacristie fut pratiquée dans le dit lambris et traitée de manière à paraître marquée.

Le lambris de hauteur fut orné de sculptures:

En haut, tout autour un entablement qui semblait soutenir le plafond.

Sous l'entablement, 7 simili-colonnes de l'ordre corinthien partageaient ce lambris en 7 encadrements, surmontés de 7 agrafes.

Dans l'encadrement, qui surmontait le maître-autel, on mit un tableau-toile représentant le Christ en croix.

A droite, dans le premier encadrement un tableau: Marie-Madeleine à genoux aux pieds de Jésus. Dans le second un bas-relief : Saint-Mathieu. Dans le troisième un bas-relief : Saint-Jean.

A gauche, dans le premier encadrement, un tableau: Sainte-Anne et la Vierge. Dans le second, un bas-relief: Saint-Marc. Dans le troisième un bas-relief: Saint-Luc.

Au dessus des deux tableaux d'entrée et des 4 bas-reliefs, on plaça 12 couronnes dans lesquelles on mit les bustes des 12 apôtres.

Sous l'encadrement du Christ-en-croix, contre le mur, on plaça le maître-autel; 2 statues de 1 m 60 de hauteur, Saint-Pierre et Saint-Paul, furent placées à gauche et à droite de l'entrée du Sanctuaire, gauche et droite de celui qui du fond de l'église regarde le Sanctuaire.

L'autel fut décoré de sculptures, deux anges adorateurs furent placés de chaque côté du tabernacle comme couronnement. A droite et à gauche de l'autel, deux porte-burettes supportés par des têtes de chérubins.

La dépense totale s'éleva à 4294 f. 91. Le certificat de réception des travaux fut délivré à M. le maire de Puntous par M. Artigala, architecte départemental, le 6 octobre 1828

Voici quelques prix

Les bas-reliefs, représentant les 4 évangélistes: 150 fr. l'un.

Les statues de Saint-Pierre et de Saint-Paul: 200 fr. l'une.

Les 12 médaillons avec les bustes des apôtres: 35 fr. l'un.

Multipliez par 10 ou par 12 pour avoir le prix actuel.


Vous venez de le dire: on vous a présenté le sanctuaire actuel. Ses boiseries et ses sculptures ont donc 100 ans et 1928 a été l'année de leur premier centenaire.

On a commis la grande d'ôter l'autel qui fut fait alors – il est sous la tribune – pour le remplacer par l'autel actuel. Le premier était bien à sa place, il était en harmonie parfaite avec les boiseries et les sculptures... L'autel actuel détruit cette harmonie, et abîme le sanctuaire.. sans compter les inconvénients d'ordre pratique dont il est cause; le siège du célébrant et une partie de la tablette formant siège sont devenus inutilisables. Les dimensions de la partie libre du sanctuaire ont été très réduites. Le beau tableau du Christ en croix ne paraît pas. Deux des bas-reliefs représentant à droite Saint-Jean, et à gauche Saint-Luc, sont à demi cachés, 4 médaillons des apôtres sont derrière l'autel..

Deux visiteurs compétents parlant de la substitution du nouvel autel à l'ancien, ont prononcé ces deux phrases: « On a commis un crime...on a pillé le sanctuaire ». Authentique !


Résumons:

En 1820: église pauvre et délabrée.

En 1824: église restaurée (travaux essentiels de maçonnerie, de menuiserie et de charpente).

En 1828: Maître-autel nouveau, embellissement du Sanctuaire (travaux d'art) mais sans flèche, sans voûte, sans bas-côté de St-Joseph.


M. DASTUGUE, rentré en 1799 de son exil en Espagne, était alors curé de Puntous et il le resta jusqu'en 1843...Pendant 15 ans, encore il dut sûrement consacrer à l'organisation de ces travaux sa grande intelligence, sa vive foi, son inépuisable charité. Que de là-haut il veille toujours sur sa chère église et sur sa chère paroisse.