[./peyrette11.html]
[./peyrette9.html]
[./histoire.html]
[Web Creator] [LMSOFT]

cinq cens personnes à la fois qui alloient veiller à lad. Pierre, y ayant une grande devotion pour les gue­risons qui si faisoient journe!e­ment y ayant veû plusieurs échasses que les malades qui avoit reçû guerison y Iaissoient, et a dé­claré y avoir été lui-même du de­puis pour de grandes douleurs qu’il enduroit par tout le corps et aprés si étre lavé deux ou trois matins se trouvoit exempt desdi­tes douleurs.


41

Dit de plus, qu’il se souvient avoir oüi dire que la cause de cette grande devotion eu ce tems là pro­venoitde ce qu’un Chirurgien fort expert en grande reputation du lieu de Mondilhan en Comenge, auquel toute sorte de malades se retiroient pour être traités de lui, déclara avant sa mort qu’il avait gueri un nombre infini de malades de toute sorte, qu’il étoit contraint de confesser que ce n’étoit point par son Art ni remedes qu’il gue­rissoit lesdits malades mais que c’étoit par le moyen de l’eau qu’il alloit chercher à la Pierre de Punc­tous, ce qu’étant divulgué par tout le païs, le peuple y arrivoit de toutes parts et on voyoit de grands effets.

42

Depuis l’année mil six cens trente-six, on a veû autant de Peu­ple courir en foule à cette Pierre de Punctous pour chercher la guerison de leurs maladies, et il n’y en a point eû qui ne s’en soit retourné trés-soulagé ou parfaite­ment gueri on y voit encore au­jourd’hui autant de devotion et de ferveur que dans les commance­mens qu’on a decouvert les effets surprenans de cette Pierre mira­culeuse.



Et plus par mondit Archidiacre na été procédé au fait de la von­fication de ladite Pierre En foi dequoi nous sommes signez, avec nôtre Greffier,


E. DAIGNAN, Archidiacre.

De Mandement de mondit Sieur Archidiacre,


M. RECURT, Greffier.



(à suivre)





  


En 1636

La Pierre de Puntous
opère-t-elle des miracles ?





Le précédent Bulletin a publié la copie d'un procès-verbal de miracles attribués à la Pierre de Puntous.

Rappelons tout d'abord quelques données fournies à ce sujet par le Bulletin NI, 127, Janvier 1968.

A la suite d'une « délibération publique et authentique » du 21 septembre 1715, le sieur Abadie, curé de Puntous, écrit en 1716 à l'archevêque d'Auch pour demander la permission d'élever une chapelle dédiée à la Vierge, et ce « dans un endroit où est»... « une pierre de marbre elevée de terre, d'environ trois piés ». De temps immémorial, la pierre est l'objet de la dévotion populaire en raison de faits miraculeux attribués au monolithe.

Toujours en 1716, le curé de Puntous fait imprimer à Auch le document publié dans le numéro précédent du Bulletin. Depuis peu, en effet, le prêtre a reçu de Simon Rouëde, Chapelain de Garaison, le procès verbal établi par Etienne Daignan du Sendat, alors archidiacre du Magnoac, lors d'une visite de paroisses, en 1636. Le document se trouvait dans les archives de Garaison. Allégation vraisemblable, puisque Etienne Daignan du Sendat fut élu Supérieur des Chapelains de Garaison en 1662.


Note. — Que Monsieur Bénac et Mademoiselle Ravailhe veuillent bien trouver ici l'expression de ma reconnaissance. Leur prévenante amabilité rendit aisées les recherches effectués dans le lot des manuscrits Daignan du Sendat, déposés à la Bibliothèque Municipale d'Auch.