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Ce ne serait qu'à la fin du Vlle siècle, après le passage du saint évêque Donadieu de Griet, en particulier, que, définitivement vainqueur des « superstitions » — entendons le paganisme ancestral —, le clergé aurait célébré à sa manière la lutte du christianisme contre le paga­nisme, au bénéfice du saint évêque Bertrand ; d'où la légende du « crocodile>, concrétisée plus tard, par une effective dépouille de saurien dans la cathédrale.
Si nous nous interrogeons maintenant sur ce qu'était la Pierre de Puntous, nous maintiendrons les conclusions déjà avancées. (Cf. Garaison, N° 127, P. 38).
Il s'agirait vraisemblablement d'un autel votif gallo-romain, très mutilé, semblable par exemple à celui de Belloc-Saint Clamens. (Photo page 21).
Quant au tumulus visible au XVIle siècle, près de la Pierre de Pun­tous, trois hypothèses retiennent l'attention, par référence à ce qu'apprend l'histoire locale, dans le cas de dévotions populaires semblables à celle dont il est question dans ces pages :
- un tumulus comme il en existe tant dans la région,
- une chapelle ruinée depuis longtemps,
- une pile romaine. (Photo page 25).
Il reste à nous demander pourquoi, au XVIlle siècle, le curé de Puntous n'a pas obtenu la chapelle qu'il demandait.
Un prochain article s'efforcera de répondre à
cette question.
                                        X. RECROIX
                                               (à suivre)

.

  

E n 1636

La  Pierre de Puntous

opère-t-elle des miracles ?

(SUITE ET FIN)
 Pour répondre à la question, efforçons-nous dans un premier temps,  de saisir la mentalité des vicaires généraux d'Auch en ce début du XVllle siècle. Dans quel état d'esprit vont-ils examiner la demande de chapelle présentée par le curé de Puntous ?
 Le nombre considérable de copies de procès de tout genre, colla­tionnées dans les Mémoires de l'archidiacre Louis d'Aignan du Sendat prouve, à l'évidence, que nous sommes en présence d'hommes d' Eglise rompus à la jurisprudence de l'époque, soucieux d'appliquer à toute affaire qui leur est soumise la législation en vigueur, et ce, dans un cadre de pensée préétabli.
En ce sens, l'application des décrets du Concile de Trente demeu­re, au premier chef, la ligne de conduite à respecter.
 Par ailleurs, depuis sa condamnation en juillet 1723, lors du pro­cès contre le sieur de Beauregard, le curé Abbadie est jugé ecclésias­tique peu scrupuleux, capable de tirer parti d'une situation au mieux de ses intérêts. (1).
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 Les motifs avancés par le curé de Puntous pour justifier sa de­mande de construction d'une chapelle devront donc être de grand poids, surtout si l'en songe au contexte local.
 En effet, il ne s'agit pas d'une simple chapelle de dévotion dont  la demande d'érection est conditionnée seulement par un élan de piété.

 (1)  Le procès qui a opposé un Pierre Abbadie, en 1'33, au curé de Juillan, Domi­nique Lafargue, fait peut-être comprendre comment notre curé de Puntous a été mis en rapport avec le sieur de Beauregard.

 Le 20 septembre 171', les vicaires généraux de Tarbes ont « baillé » des lettres de  Vicariat pour Trébons, au bénéfice de Pierre Abbadie. Or, en cours de procès, il est précisé « Quand Me Abbadie quitta la cure d'Arcisac, il eu (sic) le secret de la faire passer sur la tête d'un autre Abbadie, qui est son parent.

 (Bibliothèque Municipale d'Auch. Mélanges d'Aignan du Sendat, N" 1642, Pièce  non côtée).