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1928 - PRETRES ORIGINAIRES DE PUNTOUS



1- L'abbé BAUDENS, chanoine, est procuré de Larroque en 1738.

2- L'abbé Pierre de BARETGE, seigneur de Saint-Trailles, né à Puntous le 2 août 1744, ancien curé de Larroque, Insermenté, traqué par la police révolutionnaire, reste dans le pays, fait deux baptêmes à Puntous en 1798, décédé le 29 octobre 1840, à l'âge de 96 ans. On raconte que l'abbé de BARETGE reçut chez lui l'archevêque d'Auch. La réception fut grandiose et l'archevêque en fut surpris.

3- l'abbé Jean BERTRES, archiprêtre de Sauviat, est peut-être originaire de Puntous. Le 8 janvier 1792, le baptême d'une enfant, file de Pierre Norbert BERTRES, commandant de la légion de Puntous, est fait par Jean BERTRES, son oncle paternel, archiprêtre de Sauviat. Ce prêtre est l'un des commissaires de l'archevêque d'Auch, chargé de parapher les registres religieux de son diocèse.

4- L'abbé Jean DUFFO, né à Puntous le 19 juillet 1761, est curé de Sadournin, de 1804 à 1810. Il est décédé à Puydarrieux le 26 mars 1833 à l'âge de 71 ans.

5- L'abbé Jean Pierre DASTUGUE, né à Puntous le 21 février 1754, est au début de la Révolution, directeur au grand Séminaire d'Auch. Rentré à Puntous en janvier 1792, il assiste dans son ministère, l'abbé J.-B. Sabathier, né à Larroque, curé de Puntous et signe sur le registre: Me Jean Pierre DASTUGUE, docteur ez Droits. Il signale que la dépouille mortelle de quelques défunts a été livrée au curé constitutionnel qui a fait la sépulture. Ce curé, nommé CLARENS, administra de 1791 à 1793 les deux paroisses de Puntous et de Larroque. L'abbé DASTUGUE émigre en Espagne, en cette même année 1792. Affaibli et malade, il rentre à Puntous en 1799, après autorisation des autorités civiles du département. Il est reçu avec un pieu empressement par ses compatriotes à qui il va se donner tout entier comme curé pendant 44 ans. Le premier baptême qu'il fait à son retour, daté du 23 nivôse an 7 (13 janvier 1800) est signé DASTUGUE, recteur de la paroisse de Puntous, docteur en théologie, chanoine honoraire, sur prière de Mgr l' Evêque de Tarbes. Il ouvre chez lui, dans sa maison natale (Maison Mailhes), une école presbytérale, qui compte, à un moment donné, 7 à 8 jeunes séminaristes dont la présence, en surplis, aux offices paroissiaux, donne à l' Eglise un air de petite cathédrale.

Mgr de NEIRAC, premier évêque de Tarbes, après le rétablissement du siège, en tournée de confirmation, à Lannemezan, donne les ordres mineurs à deux jeunes abbés présentés par M. DASTUGUE. Nous tenons cette information de feu l'abbé LABAT... La charité de l'abbé DASTUGUE pour les pauvres, n'est pas encore oubliée... Autre saint Martin, il lui arrive bien souvent de piller sa garde-robe et même de se dépouiller de ses vêtements pour vêtir les pauvres. L'abbé DASTUGUE est décédé le 7 décembre 1843, à l'âge de 90 ans. Il repose sous le porche de l' Eglise. La pierre tombale répète aux générations qui passent le témoignage de ses contemporains. Il fut le modèle des prêtres et le père des pauvres qu'il institua ses héritiers. (Cf également un extrait reproduit en fin de page).


6- L'abbé Jean-Marie Xavier BERTRES, né à Puntous le 30 mars 1811, baptisé et orienté vers le sacerdoce par l'abbé DASTUGUE, est nommé, en 1838, vicaire de secours de l'abbé DASTUGUE, sur le désir exprimé par celui-ci. Il succède à l'abbé DASTUGUE, comme curé de Puntous. Nous lisons dans le procès-verbal d'installation: « Lequel M. BERTRES nous a présenté un titre, à la date du 13 décembre, par lequel il est nommé à la cure de Puntous par notre révéredissime Evêque, Mgr DOUBLE, qui à bien voulu nous consoler de la perte que la paroisse a faite en la personne de l'abbé DASTUGUE, de sainte mémoire, en nous donnant pour successeur le prêtre à qui notre bien aimé pasteur désirait laisser le troupeau qu'il avait conduit avec tant de zèle pendant 44 ans. En conséquence de cette nomination, si désirée par la paroisse, du dit M. l'abbé BERTRES à la cure de Puntous, nous l'avons d'ores et déjà reconnu pour notre respectable et bien cher curé »

L'abbé BERTRES reste curé de Puntous pendant 10 ans: 1843-53? Il est nommé curé de Barbazan-Debat, où il est décédé en mars 1890, après 37 ans, d'un ministère fécond en bonnes oeuvres. Il était chanoine honoraire. Hommage à l'abbé BERTRES


7- L'abbé Romain SENAC, né à Ponsan en 1830, vient tout enfant habiter Puntous où ses parents ont acheté une propriété, quartier de la Palisse. Ordonné prêtre à Auch en décembre 1855, il est successivement vicaire de Thillac et de Bastamous, et curé de Cuélas, dans le Gers, où il reste plus de 30 ans. Infirme, il se retir à Mauléon, chez son neveu, où il est mort il y a plus de 30 ans.

8- L'abbé Louis FAUQUE, né à Puntous le 5 mars 1830, est inhumé entre la grille d'entrée et le porche de l'Eglise. Nous lisons sur sa tombe: «  Ici, à côté de son grand-père Jean BRUZAUD, repose Louis FAUQUE, clerc minoré, professeur à saint Pons, décédé le 8 août 1859, à l'âge de 29 ans ».

9- L'abbé Basilide FONTAN, né à Puntous le 11 juin 1833, ordonné prêtre en mars 1862, est successivement vicaire de Lourdes et de Maubourguet, curé de Lalanne-Trie où il est décédé en 1909, après 33 ans de ministère.

10- L'abbé François LABAT, né à Puntous, le 2 novembre 1846, est décédé chez son neveu, M. l'abbé LABAT, curé de Recurt, le 11 janvier 1927. Professeur au collège d'Argelès durant onze ans, il fut nommé curé de Sadournin kle 20 mars 1891. Envoyé en 1898 comme aumonier au couvent du Bon-Pasteur à Lourdes, il demanda et obtint de revenir à Sadournin en 1903. Il y est resté jusqu'en janvier 1926.

Son désir était d'y mourir. La maladie s'ajoutant aux infirmités de l'âge, il se vit obligé de renoncer au ministère.


11- L'abbé Henri Capdeville, né à Puntous , le 8 juillet 1851, ancien vicaire de Laran, est décédé dans la maison de retraite de Garaison. Inhumé à Puntous dans le caveau de famille.

12- L'abbé Xavier LABAT, né à Puntous, en décembre 1873, est actuellement curé de Recurt.

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EXTRAIT DU LIVRE « L' AMI DE LA RELIGION  ET DU ROI »  1841  page 41

Diocèse de Tarbes.-  M. l'abbé Dastugue, curé desservant de Puntous, canton de Castelnau-Magnoac, et chanoine honoraire de la cathédrale, vient de mourir, âgé de 90 ans, dans sa paroisse qu'il avoit desserviependant plus de 40 ans. Né à Puntous même, de parens recommandables, il avoit sucé la piété avec le lait de sa mère, et dès ses jeunes ans il fut un modèle de ferveur. Il avoit fait ses études théologiques à Auch d'où dépendoit, avant la première révolution, le canton de Castelnau-Magnoac. Le jeune abbé Dastugue y fut bientôt remarqué par ses maîtres qui se l'adjoignirent en qualité de professeur en théologie, à la fin de son quinquennium. Malgré sa modestie, son talent le fit bientôt connoître dans le diocèse tout entier, et la célèbre maison des Missionnaires de Garaison (1) s'empressa de l'admettre au nombre de ses prêtres habitués. C'étoit un hommage bien flatteur rendu au mérite et au talent de M. l' abbé Dastugue, car cette maison étoit composée d'hommes très distingués, et on voyoit souvent les archevêques d'Auch et les évêques des diocèses voisins choisir, parmi ces Missionnaires, leurs grands vicaires. M. Dastugue continuoit de professer la théologie au au séminaire d'Auch, et c'est là que la révolution le trouva. Sa fidélité à ses devoirs ne lui ayant pas permis de faire le serment, il émigra, et passa en Espagne avec la plus grande partie du clergé de ce pays. Il fut des premiers à rentrer dans sa patrie; et lorsque le culte fut rétabli et qu'on voulut fonder un séminaire à Auch, le souvenir du talent et de la piété de M. Dastugue firent jeter les yeux sur lui pour rétablir, dans cette ancienne ville archiépiscopale, les études ecclésiastiques. La proposition lui en fut faite dans les termes les plus pressans, par le vénérable M. Fenasse, vicaire-général, chargé, par l'évêque d'Agen, d'administrer l'ancien diocèse d'Auch. Mais la nouvelle circonscription des diocèses avoit détaché d'Auch le pays où M. Dastugue étoit né. Il dépendoit désormais de l'évêché de Bayonne. Il crut se devoir tout entier à son noueau diocèse, refusa l'offre qui lui étoit faite de remonter dans cette chaire qu'il avoit occupée avec tant de distinction, et accepta l'humble desservance de Puntous, qui lui fut offerte par ses nouveaux supérieurs. Toutefois le ministère paroissial n'étoit pas un aliment qui suffit au zèle dont il étoit dévoré. Il avoit vu, avec une douleur qui lui faisoit verser des larmes, le sanctuaire désert d'un grand nombre d'églises; et, d'ailleurs, il conservoit toujours le même goût et la même aptitude pour les études théologiques. Il fit alors appel à toutes les vocations, et bientôt sa chaire champêtre se trouva entourée d'une foule de jeunes lévites. On compte plus de trente prêtres qui lui doivent le bienfait de  leur éducation cléricale. Le clergé du pays avoit en lui un guide, un conseil et un ami des plus affectueux. Plus tard, en 1823, Mgr de Neyrac, nouvel évêque de Tarbes, ayant connu le talent et le mérite de M. Dastugue, s'empressa de lui offrir la charge de supérieur de son grand séminaire. Mais déjà l'âge avoit commencé d'enlever à ce respectable vieillard l'ancienne activité de son esprit. D'aiileurs des infirmités qui, plus tard, l'ont conduit au tombeau, le rendoient peu propre aux fonctions importantes qu'on vouloit lui imposer. Il crut devoir refuser?.Ici finit sa vie active, et depuis cette époque, son zèle se concentre dans sa paroisse qu'il continua d'édifier par la pratique de toutes les vertus qui font le saint prêtre, le pasteur selon le coeur de Dieu. Doué, au plus haut point, de toutes les vertus qui doivent recommander le prêtre, ce digne pasteur se fit surtout distinguer par un rare esprit de charité. Elle étoit si grande, qu'il ne pouvoit que très difficilement croire les autres capables du mal qu'il étoit incapable de faire lui-même. Combien de fois ne l'a-t-on pas vu se dépouiiler pour les pauvres! Il étoit leur père, et il les a faits ses héritiers. Il s'est endormi dans le Seigneur, le 8 décembre dernier, laissant à ses successeurs et à tous ses confrères un magnifique exemple à suivre, celui de sa vie tout entière. Sa mort a plongé dans l'affliction sa chère paroisse et toute la contrée, et chacun disoit, en apprenant qu'il n'étoit plus : C'est le saint du pays qui s'est envolé au ciel.

(1) Cette ancienne maison, relevée de ses ruines par le zèle de Mgr Double, évêque de Tarbes, et par les sacrifices que s'est imposée la piété des habitans du pays, a été rendue à sa destination première. De pieux et zélés missionnaires continuent à faire ce que faisoient les anciens Garaisonniens. Ils édifient et ils convertissent. Garaison est aussi un maison de retraite pour les prêtres infirmes du diocèse.